Training philosophy, le corps pensant

Quand j’affirme avoir découvert un mode de transmission, une pédagogie, je ne prétends pas l’avoir inventé et je ne peux exclure que quelqu’un d’autre ait pu y penser avant. Par contre je l’ai élaboré en pratiquant, donc sur moi en tout premier lieu. Un peu comme un chercheur qui fait des essais sur un rat de laboratoire, sauf que le rat en question c’était moi.
Depuis le temps que je m’entraine, je ne me suis jamais écrit un programme d’entrainement, j’ai recueilli des données et des informations que j’ai archivé dans mon cerveau. Patiemment j’ai pu imprimer dans ma tête et mon corps différentes routines parce que j’avais une constance quasiment pathologique. Puis je les ai transmises, en cherchant de les améliorer perpétuellement. Aucun de ces entrainements ne nécessitait un matériel spécifique, je devais impérativement pouvoir les faire partout, à n’importe quel moment et sans dépendre de qui que ce soit.
Pas d’excuses dit-on, oui, oui, commençons déjà par trouver la raison.

Expliquer une technique, en identifier les détails n’est pas une tache insurmontable, il n’y a qu’à regarder un tutorial de monsieur Tuto. Ou lire un livre de la science des savants.
S’assurer de l’avoir comprise, ou qu’elle a été comprise: une autre paire de manches. L’exécution de la dite technique ne sera pas non plus chose aisée. Comprendre ne veut pas dire pas d’être en mesure de reproduire, ça signifie seulement que nous avons compris. Simple comme bonjour.

Comme je ne cesse de répéter :

COMPRENDRE LE CONCEPT ET PRATIQUER LE CONCEPT

L’étape de familiarisation durant la première partie de l’apprentissage permet de le faire tranquillement et sereinement, il n’existe pas d’obligation de résultat à ce moment-là. Garder à l’esprit ce mantra permet d’accepter les moments de frustration pendant la pratique. Mille fois j’ai martelé que la frustration est inévitable dès lors qu’on apprend quelque chose de nouveau, c’est un cheminement tout à fait normal. Le savoir, s’en rappeler pourrait aider quiconque démontre une sévérité excessive envers soi-même. Puis souligner la seule frustration peut altérer l’état de lucidité puisqu’on tend à s’irriter, à son paroxysme elle mène à la colère, et là c’est le drame. On est foutu. L’esprit se raidit et naturellement le corps se met au pas de l’humeur tumultueuse. Il s’amorce alors un cercle vicieux au cours duquel on ne cesse d’enregistrer de fausses informations, la première d’entre toutes : l’incapacité.

Le monde d’apparences et d’images dans lequel on évolue pèse, c’est clair. Le droit à l’erreur y est contesté ou proscrit et on a du mal à admettre la bravoure de l’autre, comme si cette reconnaissance nous ôtait de notre propre valeur. Le monde est blindé de personnes à qui on n’a jamais su dire simplement “bravo” ou “bien joué”, on en connait tous une dont c’est le cas, forcément. Ça fait partie des trucs que je raconte dans mon *livre quand je parle de la “*psychologie de l’Art du Déplacement”.
Qui ne réussit pas est un raté, qui ne met pas au moins un pied sur le podium est un perdant. Un loser quoi. Qui est dissemblable est anormal. Ayant ces considérations bien chevillées à l’esprit, j’ai une approche particulière avec les enfants, je combats leur propension à s’auto-déprécier quand ils ratent. Je les reprends systématiquement quand ils se traitent de merde ou des trucs comme ça, parce qu’ils agissent par imitation et répètent ce qu’ils entendent. Je détruis avec calme et cohérence les mythes de papier ou les héros du courage météo. Je prends le temps d’expliquer la différence entre une erreur et une réponse qui ne correspond pas à la demande, parce que tout part de là, d’eux. Aussi avec les adultes, il n’est jamais trop tard.

INUTILE DE SE SABORDER TOUS SEULS CAR LES AUTRES S’EN OCCUPERONT.

Ça peut arriver d’être un peu lent dans l’application, et encore une fois rien de répréhensible, apprendre une nouvelle technique est un peu comme apprendre une nouvelle langue : On cherche ce qu’on doit dire dans notre langue maternelle, mot à mot, puis seulement après on récite. Donc pour le mouvement on pense à chaque petit geste à faire avant de le restituer en une seule pièce, de manière harmonieuse. Le chemin le plus court est de suivre les instructions d’un manuel bien détaillé des procédures à suivre, et ainsi satisfaire le collectionneur d’immédiat, l’ego des classifications et des morceaux de papier signés, approuvés et certifiés.
Je préfère les chemins un peu plus longs, faits de recherche, de vagabondages et d’erreurs qui poussent à crée, à ajourner les connections entre la tête et le corps. On y favorise une ouverture et une interaction avec le monde juste sous les pieds et à portée de main mais aussi avec celui parlant différemment.
C’est un parcours exigeant, difficile, et infini si tout va bien.
Mais on y développe un état d’esprit capable d’autocritique, donc une certaine autonomie dans les moments de résistance ou d’affrontement. Envers soi naturellement.
Pour ne rien gâcher les facultés d’adaptation et de créativité grandissent. Durablement.
De la pratique et des répétitions naissent des automatismes, le signe que nous sommes en train d’assimiler. Toutefois après avoir mené des expériences sur moi, puis en avoir observé les réactions, j’ai dû vérifier dans quelle mesure elles pouvaient être utiles aux autres. Comment je pouvais transmettre mes connaissances et leur donner du sens qui dépasse ma seule personne. Les rendre compréhensibles et lisibles pour que l’expérience ne soit pas juste un témoignage ou une fin à elle-même.
Tapes m’en cinq mon gars, merci pour la participation et à la prochaine chers amis.
J’ai conservé les concepts sans les emprisonner dans des schémas immuables, je les ai rendus souples et adaptables de manière à toujours partir des personnes avant toute chose.

LES HOMMES ET LES FEMMES AVANT LES CODES

Quand je m’entraine ou entraine les autres je cherche l’harmonie et non l’esthétique, ainsi je respecte beaucoup plus l’identité moteur d’un Yamak. Une philosophie assurément plus inclusive parce qu’elle prend en considération tous les profils physiques, les douleurs et désirs de quiconque a envie de bouger. En conséquence l’accès au mouvement est plus ample et démocratique.
Cette manière de penser m’a porté naturellement au concept de PERFORMANCE INDIVIDUELLE, à son évaluation et sa reconnaissance par le biais d’instruments et critères spécifiques. On ne part pas tous sur la même ligne de départ et on ne veut pas arriver au même endroit, comme ça on peut arriver à la meilleure expression possible du potentiel individuel, au développement de l’individu.
Et oui, il ne faut pas perdre de vue la grande diversité qui nous caractérise, pour intégrer efficacement ce lieu commun il faut observer, écouter les personnes.
C’est important d’écouter. Pour de vrai. Ça ne suffit pas de répondre à quelqu’un qui a peur:
-N’aie pas peur.
Ce serait comme dire à une personne qui a mal:
-N’aie pas mal.
-D’accord merci, maintenant je vais mieux!
Il ne guérira pas comme ça…

Dans le cas de la peur on doit identifier avant tout ce qui la motive, puis à partir de là en démonter les mécanismes de façon tangible. Il vaut mieux éviter d’être trop mystique à moins de recourir à l’humour. Presqu’à chaque fois que je procède au démantèlement de la peur, du blocage, j’intègre la personne en question dans le raisonnement. Mais c’est une autre histoire.
De ce fait je pars des personnes, non des schémas, numéros ou méthodes aveugles, notamment celles présentes dans la transmission de masse, qui écrasent l’humain et empêchent l’expression de ses diverses habilités. Parce qu’il y a manque de temps ? D’envie ? Ou simplement parce que le contenu et le contenant n’en n’ont pas la vocation ? Donc la mission est toute autre.

Je ne l’ai pas étudié sur des livres ou penser à des théories que j’ai ensuite expérimentées pour en observer la véracité, non, exactement l’inverse. D’abord j’ai fait, puis ensuite j’ai conceptualisé, avec les amis, puis tout seul.
J’ai appliqué. Donc j’ai été tout de suite pratique. Concret.
Certes ce n’est pas parfait mais aucune méthode ne l’est. Je sais bien que mon approche ne convient pas à qui a besoin d’explications à n’en plus finir ou qui a été habitué à suivre les flèches. A qui veut la destination sans le voyage. À travers les exercices je donne des informations, des clés, plus il y en aura à disposition et plus de portes on pourra ouvrir. Des fois ça peut être long parce que je dois déconstruire les schémas génériques et abattre les fausses croyances, souvent importées par les autres. Après ça je peux me concentrer sur l’étape que j’ai appelé ACQUISITION DES CERTITUDES. Sur les certitudes on développe une confiance en soi, et par extension une conscience objective des propres capacités.
Le rôle du coach, enseignant devient fondamental, juste pour expliquer la différence entre auto-estime et arrogance. Entre humilité et insécurité. Il ou elle doit savoir mettre son ego dans la poche et accepter d’être un accompagnateur, un guide, car les certitudes ne doivent pas être siennes mais bel et bien de la personne qu’il ou elle entraine. Je sais bien que ça parait évident, mais ça parait seulement.

LE COACH SOUTIENT DANS LA DEFAITE ET RESTE LOIN DANS LA VICTOIRE DE L’AUTRE POUR NE PAS EN RUINER LES BENEFICES

*Psychologie de l’Art du Déplacement : En parlant avec Williams j’ai choisi d’appeler ainsi ce que j’appelais pendant des années l’aspect mental de la pratique. Parce que je le trouvais limité et incomplet. Pour l’instant je ne sais pas si je le rendrai accessible à tous parce qu’avec ce que j’ai compris et explique, je pense que ça peut devenir dangereux mis dans de mauvaises mains. *Livre: Un jour, d’une manière ou d’une autre je le publierai!

*Livre: Un jour, d’une manière ou d’une autre je le publierai!

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